Petit Message: J'accepte parfois vos commentaires de pub sans aller lire directement MAIS j'y fait toujours un tour =)

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BONJOUR BONJOUR
Après cette super longue absence *se cache* je viens vous annoncez un post très prochainement : )
Bisous & Merci : )

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 18:51

Modifié le mardi 24 février 2009 11:40

A toi de brûler

A toi de brûler
ATTENTION: Chap7. Part1 =)

CHAP.7: [x]



x'xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx'x
x'"xBienvenue à vous dans ma nouvelle fiction yaoixx'x
x'"'Ayant délaissé mon ancienne fiction j'ai décidé dex''x
x'xxxcréer celle-ci qui je l'espère sera à la hauteur.xx"'x
x'xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx'x
x''"x'BILL ET TOM NE SERONT PAS FRERES ICI"x'x
x'xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx'x








Tom: Enlève ton pull Bill...Pour moi.

Voilà comment pour la première fois depuis 8ans les rayons du soleil viennent lècher allègrement mon visage. Le regard des autres me fait peur mais c'est avec sa main dans la mienne que je m'apprete à redécouvrir le monde.A toi de consumer mon coeur comme les flammes l'ont fait avec mon corps.




Chap.1 [x]____________________Chap.4 [x]
Chap.2 [x]____________________Chap.5 [x]
Chap.3 [x]____________________Chap.6 [x]






_Calamiity.*



# Posté le dimanche 29 juin 2008 19:41

Modifié le mardi 30 décembre 2008 14:54

Chapitre 1.

Chapitre 1.

Partie 1:

Aujourd'hui c'est mon premier jour en tant qu'aide soignant et comme dans tous les métiers le petit nouveau se charge du boulot dont personne ne veut. J'ai décroché un poste dans le plus grand et célèbre hôpital d'Allemagne réputé pour la qualité de ses soins et la diversité de ses traitements. Je me retrouve donc affecté au service des grands brûlers...personne ne veut de ce poste et au fond je les comprends car voir la mort planer et les chairs en décompositions des malades ce n'est pas une partie de plaisir tous les jours mais j'aime ce que je fais.Ma passion? Porter secours et aider du mieux que je peux. Peut importe le service: Cancerologie, Reanimation, Urgences, Néonate moi ça me plait. Pourquoi ai-je choisi cette voie? Etrange pour un jeune homme n'est-ce pas? Pas pour moi ma mère et ma grand-mère sont mortes toutes deux d'un cancer du sein et depuis le décès de ma génitrice je me suis fait la promesse d'aider les gens à lutter contre la mort ou pour certains à les y accompagner. Le comble pour quelqu'un qui travail dans le milieu hospitalier est me direz vous d'en être phobique...C'est mon cas je hais les hospitaux mais dès que je commence à bosser j'oublie tout. Les couloirs blancs, l'odeur âcre des désinfectants, l'agitation perpetuelle, le bruit de la mort...Tout de blanc vêtu j'arpente les couloirs afin de commencer ma journée. La vie est dure mais tellement belle lorsqu'on se sent utile...Enfin vivant.
Je m'appelle Tom.K mon métier? Aide soignant et j'en suis très fier.


Partie 2:


- Monsieur s'il vous plait ? Cette voix me tira de mes pensées et après quelques secondes je finis par me tourner dans la direction de celle-ci. Un homme un peu plus grand que moi, la quarantaine, les cheveux courts et grisonnants et les lèvres étirées me fixe. Je cligne des yeux et me retourne, ce serait-il trompé de personne? Apparemment non. Son sourire ne c'est toujours pas dissipé.

- Oui..? Lui dis-je un peu hésitant. Que puis-je faire pour vous?
- Bonjour jeune homme je me présente, Monsieur Humerman directeur de cet établissement, me répond cet homme qui n'est autre que mon patron en me tendant le bras. Je saisis cette poignée de main franchement.
- Enchanté.
- Bon courage pour cette première semaine c'est la plus éprouvante, ne baissez pas les bras et venez me voir quand vous le désirez. Vous savez, le milieu hospitalier n'est pas de tout repos et...il y a un psychologue à votre disposition dans mon établissement.
- Merci beaucoup mais je ne pense pas que cela sera nécessaire du moins je l'espère...Bonne journée à vous aussi.


Je m'éloigne rapidement et pousse la lourde porte où se trouve nos casiers, ouvre le mien et y empile rapidement sac, blouson et casquette que je remplace par ma tenue de combat comme j'aime la surnommer. Oui, je me bas contre la maladie, la douleur, la mort avec les patients, je m'en occupe comme il se doit, c'est mon devoir et c'est pour moi une vocation. Toujours en blanc, ma teinte de prédilection, bandana vissé sur la tête, chaussure confortable, pantalon moins large que mes habituelle baggys et blouse enfilé ma tourné peut enfin débuter. Je me dirige avec assurance à l'accueil de mon secteur et salut chaleureusement Hannah la réceptionniste. Oui, je connais déjà mes collègues ainsi que les locaux ayant pu m'y familiariser afin d'être plus à mon aise.

Première visite, il s'agit d'un petit garçon de 6ans...C'est jeune, beaucoup trop à mon goût. Je tire ses stores et entrouvre la fenêtre pour aérer...l'odeur de ses plaies est nauséabonde, je souffle un grand coup et me tourne vers le petit le sourire aux lèvres. Il est adorable, me rend mon sourire et entame la discussion pendant que je retire un par un les pansements et compresses qui ornes ses membres. Il fait les présentations et me pose tout un tas de questions auxquels je m'empresse de répondre. Après l'avoir aidé à se doucher, avoir nettoyé et bandé son malheur je le réinstalle confortablement dans ses draps fraîchement changés. Je lui demande s'il a besoin d'autre chose en attendant que son petit déjeuné soit servi, il me répond par la négative je le salut donc et sort pour ma visite suivante.

C'est ainsi que se déroule ma matinée puis mon après-midi. Je passe de patient en patient, change pansements, bandages, compresses, fait les lits, donne des calmants. Les chambres sont silencieuses et seul le bip des scops indiquant l'activité cardiaque de ses occupants brise ce calme si pesant. Je prends congé auprès de mes collègues et après m'être de nouveau changé retirant mes habits de guerriers pour d'autre beaucoup moins honorifiques, je prends la route de mon chez moi.

Le métro est comme toujours bondé et le boucan ambiant me déstabilise. Tout est tellement différent de ma journée, les gens rient, crient ou font la gueule. Personne ne semble se préoccuper de ce qui se passe ailleurs. Un mal de tête s'est installé sur ma tempe depuis midi passé et ne s'en n'est pas délogé. Je soupire, les portes s'ouvrent. Après maintes contorsions je m'en extirpe sous le grognement des passagers.Mes nerfs lâchent, je tremble de tout mes membres pourtant le trajet entre la bouche de métro et ma demeure n'est plus très long mais les larmes commencent à glisser malgré moi. La porte de mon appartement est fermée à double tours, le cliquetis de l'horloge et les spasmes que mes pleurs engendrent viennent rythmer ma soirée. Je craque, la fatigue, le mal de tête et toute cette tristesse dans leurs yeux...Harassé par mes larmes je finis par m'endormir sur le sofa de mon salon, les jours à venir risque d'être éprouvants...


___________________________________________

Voilà pour le premier Chapitre
Merci à toutes pour vos compliments et encouragements
Si vous avez des questions je suis toute Ouïe xD
Attendant vos réactions.

Bisous


_Calamiity.*

# Posté le dimanche 29 juin 2008 20:52

Modifié le mercredi 27 août 2008 09:16

Chapitre 2.

Chapitre 2.
Partie 1:


Ma tête ballote contre la vitre fraîche du métro, les yeux dans le vague dû à ma si mauvaise nuit, j'observe les gens qui peuplent le wagon. Jeune et plus vieux, aucun sourire sur le visage, tous endormis et renfermés sur eux même, aucune politesse, amabilité...Je soupire, me lève pour descendre à ma station et aide une jeune mère à porter sa poussette dans l'escalier. C'est au pas de course que j'entre dans l'hôpital pour prendre mon service ma casquette déjà en main pour gagner du temps. Une fois changé, je débute comme cela se passera tous les matins par ma visite au petit Axel.

Etendu sur son matelas, il me fixe un moment puis ses lèvres s'étirent, il se redresse difficilement et me regarde ouvrir sa fenêtre. Comme la veille, l'odeur est insupportable mais là impossible de passer outre, je m'excuse auprès de lui et prétexte une urgence pour pouvoir m'éclipser. Je ferme précipitamment la porte et m'y adosse, j'inspire fortement, tente de chasser les effluves des plaies du garçon de mon esprit. Des coulées de sueur glissent dans mon dos, je salive et commence à paniquer. C'est le c½ur au bord des lèvres que je me dirige en titubant vers les toilettes des employés. Accoudé au lavabo je me passe de l'eau sur le visage, souffle comme un b½uf mais l'envie est plus forte que moi. Au dessus de la cuvette ma tête tourne, mes doigts se crispent sur la lunette, mes jointures blanchissent mais je ne peux pas, je ne dois pas me laisser aller. Un aide soignant ne supportant pas les blessures de ses patients est il vraiment fait pour ce métier? Un haut de c½ur plus intense que les autres me fait plonger la tête au fond des toilettes, j'y déverse ma peine, ma douleur, mon incompréhension, ce poids si pesant.

Les larmes jaillissent de mes yeux sans que je ne puisse faire autrement que de les laisser glisser le long de mes joues. Je me vide littéralement, mon estomac se tord, mes entrailles me brûlent puis tout se stop brutalement. Je me laisse glisser contre la parois de la cabine et déroule le rouleau de papier toilette plus qu'il ne faudrait, me mouche et essuie le coin de ma bouche. Mes forces me reviennent, je tire la chasse d'eau et me traîne doucement vers les robinets pour rincer l'acidité de mes régurgitations. Mon crâne bouillonne de l'intérieur, tous les sons sont amplifiés et je maudit la personne à qui appartiennent les talons qui frappent sur le carrelage. La porte s'entrouvre, je lève les yeux de ma cuve et tente un regard vers celle-ci mais ne peut qu'apercevoir une silhouette sombre ressortir rapidement. Après quelques secondes d'hésitation, je finis par me redresser et sors de la pièce une fois ressaisi.

D'un pas lourd je retourne dans la chambre de mon patient, celle-ci maintenant bien aérée. Il m'interroge du regard et ne fais que lui sourire en guise de réponse. Comment dire à un enfant que ses horribles plaies m'ont rendu malade? Alors je fais comme si de rien n'était et le soigne délicatement. Je suis toujours aussi pâle et il l'a remarqué, il me demande d'ailleurs à plusieurs reprise si je suis malade. Les enfants à cet âge là comprennent tout sans qu'on ai besoin de leur dire, un regard et ils savent. Je le rassure et caresse tendrement sa joue avant de remettre son drap blanc sur le corps.

Mon prochain patient je ne l'ai pas encore rencontré, je ne sais pas s'il s'agit d'un enfant ou d'un adolescent, d'une fille ou d'un garçon, je ne sais rien de lui...Lorsque je pousse pour la seconde fois la porte de sa chambre, à ma grande surprise celle-ci est encore vide, le lit soigneusement fait et la pièce aéré. Quelqu'un est apparemment déjà venu s'en occuper pour moi, ce n'est pas improbable vu l'incident qui est survenu un peu plus tôt, j'ai honte,
honte de moi et de ma réaction.

Partie 2:

La tête dans mes mains, je souffle un coup avant de poursuivre mon travail. Mme Mahan ma patiente la plus âgé m'attend sur le pas de sa porte. Un sourire orne à présent mon visage, en effet malgré les coups durs il y a de bons côtés dans se que je fais. C'est une vieille dame en or, bien que ses brûlures soient assez importante, elle ne perd pas sa joie de vivre. Les yeux pétillants de malice du haut de son mètre cinquante elle m'accueille dans sa petite chambre remplit de fleurs et de cadres photos de ses enfants, petits enfants et de son chien Kiki. Comme la veille, elle a préparé la petite tablette où je déposes mes compresses et autres accessoires médicaux puis s'installe sur son lit.

Pendant que je la soigne, on entame un long débat sur la mode actuelle, la mode musical, vestimentaire... Connaissant ma propre grand-mère depuis ma plus tendre enfance, logique me direz vous, je n'aurais jamais pensé avoir une telle discussion avec une femme d'un âge aussi avancé. A ma grande surprise elle est assez ouverte, pour elle l'habit ne fait pas le moine, que l'on soit rapeur, rockeur ou plutôt banal, personne ne doit être jugé sur son aspect physique. Je souris intérieurement, en effet cette vieille femme ne m'a jamais vu accoutré comme j'aime le faire à l'ordinaire et cela m'apaise de savoir qu'elle ne me renierait pas, moi son médecin, pour mon style vestimentaire.

Annie à le don de me mettre à l'aise, je dois dire que j'aime ça, elle me raconte sa jeunesse, ses histoires de c½ur avec son ancien prince charmant et moi je l'écoute attentivement. Une fois les soins achevés, elle me prend dans ses bras, me souhaite une bonne journée en me glissant une marguerite dans la poche de ma veste. Je suis étonné par ce geste de tendresse à mon égard, ça me fait du bien de savoir que ma présence fait plaisir à l'un de mes patients, pour toute réponse je lui lance un clin d'½il avant de m'éclipser.

Ma journée se termine sans encombre et je m'accorde le droit de prendre un café avant de rentrer chez moi. C'est adossé au bureau d' Hannah que je le sirote tranquillement, j'ai toujours le teint pâle et tremble légèrement. J'observe les gens défiler, les visiteurs ainsi que les patients qui prennent un peu l'air pour ceux qui peuvent marcher... Je me suis changer et arbore un baggy noir cependant je porte toujours mon éternel couleur fétiche présente sur mon tee-shirt qui vous l'aurez compris est bien entendu blanc. Le blanc, la couleur de l'innocence, de la pureté, du paradis, du calme comme celui qui règne en ce lieu. Je fixe quelques instants une silhouette assise près de la grande baie vitré qui donne sur l'extérieur, cette jeune fille semble perdu dans ses pensées, un col roulé, une large écharpe de laine et un bonnet assorti la recouvre.

L'hiver Allemand est rude et je ferais mieux moi aussi de suivre son exemple et d'investir dans une veste plus épaisse. C'est sur cette réflexion que je m'engouffre hors de cette bulle chaude qu'est l'hôpital, mes pas faisant crisser la neige, l'atmosphère pesante peu à peu remplacé par le brouhaha des rues Berlinoises.
__________________________________________________

Voilà pour le Chapitre 2
En esperant que ça plaise toujours
Si vous avez des questions je suis toujours ici pour y répondre
Bisous

_Calamiity.*

# Posté le vendredi 04 juillet 2008 16:49

Modifié le lundi 11 août 2008 08:21

Chapitre 3.

Chapitre 3.
Partie 1:



- Uno!!!
- Non! Tu as encore gagné ! Je déclare forfait et m'incline devant votre puissance votre majesté Axel.

Son rire cristallin emplit la pièce pendant qu'il lève les bras en signe de victoire. Moi? Je souris comme un débile et fais la révérence et inclinant un chapeau invisible. Après cinq défaites, il est temps que je reprenne mon activité. Il proteste quelques instants mais finit par s'y faire, un 'tchek' en guise de salutation.

Au pas de la porte je tombe sur la jeune demoiselle de la veille, toujours emmitouflé dans une écharpe épaisse qui lui remonte jusqu'aux yeux ainsi qu'un long blouson noir. Lorsqu'elle me voit elle baisse la tête et souffle un coup. Serais-je si intimidant? Je la salut par un 'bonjour' enjoué attendant sa réaction. Sa bouche étant recouverte, je ne peux apercevoir son sourire qu'au travers de ses jolies yeux et un faible 'b'jour' se fait rapidement entendre. Elle entre précipitamment dans la chambre qu'elle s'empresse de refermer et moi je poursuis ma journée.

Comme tous les jours depuis une semaine mon patient suivant n'est pas dans sa chambre, la fenêtre est ouverte, le lit fait et de magnifiques fleurs ornent les meubles. Je me pause vraiment des questions à son sujet. Après quelques recherches, j'ai appris qu'il s'agissait d 'un jeune homme de mon âge et que son séjour ici ne date pas d'hier : Dépressions à répétition. Les brûlures importantes n'ont fait qu'accroître son mal-être et d'après les sources d'Hannah, une véritable commère celle-ci, se serait quelqu'un de peu bavard et de très renfermé. Cette description, c'est tout à fait moi à vrai dire...Bien que très sociable, je me méfie du monde qui m'entoure et n'accorde pas ma confiance si facilement.

Les couverts cognent bruyamment les uns contre les autres et percutent de façon répété les assiettes qui trônent sur les longues tables du self. Seul dans mon coin devant cette mixture innommable, je tente de me détendre en faisant abstraction du bruit ambiant. Je suis exténué, mes yeux semblent vides et d'énormes cernes s'y sont installées. Mes nuits sont rythmées par de nombreux soubresauts et mes journées sont harassantes. Cependant, la joie de ce petit homme ce matin même m'a moi aussi enivré d'une gaîté incommensurable. Plus qu'une drogue, un remède...


Partie 2:

Le silence règne en maître ici, c'est la tête appuyée contre le métal glacé de l'étagère de la réserve que je prend ma pause. Quelques minutes de sérénité, paisible, au repos, loin de cette atmosphère étouffante et de ce calme si pesant. Parfois je m'y sent comme claustrophobe, j'ai besoin d'espace et d'air pure. Odeur de désinfectant, parfum de plaies, délicate senteur de mort, agréable fumet de désespoir je vous aime...Rien de tel que l'ironie pour faire face à la dure réalité des choses.

Je déambule à présent dans ce long labyrinthe blanchâtre, enivré d'incertitude et envahie de doute. Je ne suis plus certain de rien à présent, pourtant j'aime mon métier c'est sûr mais me serais-je lancé trop tôt? Ma vue est troublé par cette chose inutile plus communément appelé larmes, je craque encore, comme un faible. Depuis que je sais que les hommes m'attirent j'ai l'impression de ne plus pouvoir me contrôler, de m'être féminisé au plus haut degré qu'il soit et ça me dégoûte quelque part. J'ai besoin d'aide, maman envoies moi un signe de là haut...

Dehors il neige toujours autant, mes pas m'ont conduit dans le petit jardinet adjacent au bâtiment. Je m'allonge à même le sol, en t-shirt et observe le ciel d'où dégringole une multitude de petits flocons brillants. Les yeux fixés sur l'inconnue, je grelotte silencieusement pour ne pas gâcher ce si beau moment. Une présence à mes côtés se fait sentir, tout comme moi une envie de solitude, de se retrouver seul avec soit même certainement.

Lorsque je me redresse, une silhouette me tourne le dos, le visage tourné vers le ciel, un soupire, des pas étouffés dans la blancheur environnante puis plus rien. Mes yeux sont fermés, mes sens en éveil, ma respiration calme. J'aime cette sensation de vide, avoir l'impression que rien n'est compliqué, que rien n'est impossible. Le froid m'envahie peu à peu, mes extrémités sont gelées mais je ne bouge pas.

- Tu devrais rentrer, il fait froid ici...

J'ouvre un ½il pour apercevoir d'où provient cette voix. Il s'agit de ma silhouette assise un peu plus loin que tout à l'heure. De dos, elle observe l'horizon emmitouflé de la tête au pied de son éternelle long manteau noir. Pour la première fois j'entend clairement le son de sa voix, assez grave pour une fille. Je réalise ma débilité que quelque secondes plus tard, ce n'est pas une fille mais il s'agit d'un jeune homme.

- Hum...Moi c'est Tom et toi?
Aucune réponse ne se fait entendre, je décide alors de rentrer me changer pour pouvoir regagner mon domicile. C'est la main sur la poigné que je l'entend murmurer.

- Bill...moi c'est Bill.


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Bonjour bonjour,
Merci pour vos commentaires tous aussi gentils et entousiastes les uns que les autres.
Vous m'avez beaucoup fait rire, oui en effet c'est assez romantique comme 'rencontre', je devais être dans mon quart d'heure fleur bleue =D Quoi qu'il en soit, vous avez l'air conquises et ça me fait énormément plaisir =D

Fic-Love-TH71: Bill tombé du ciel xD C'était marrant, enfin tu me diras si il s'agissait d'ironie moi je l'ai pris à la rigolade...

Bisous à toutes.

_Calamiity.*

# Posté le vendredi 25 juillet 2008 17:56

Modifié le lundi 11 août 2008 10:14

Chapitre 4.

Chapitre 4.
Partie 1:

Cela fait maintenant deux semaines que je travail, deux semaines que je n'ai pas revue ce mystérieux jeune homme nommé Bill. L'aurais-je brusqué? Je ne sais pas et ne pourrais le dire. Mes doutes se sont quelque peu dissipés et cela me rassure dans un sens, mes nuits n'en sont pas pourtant moins agitées mais je fais avec.

Ce matin, lorsque j'ai ouvert mon casier afin de me changer, j'y ai trouvé un présent: papier argenté étoilé, ruban noir, un « L'hiver Allemand est rude « écrit en italique sur une petite carte blanche glissé à l'intérieur d'une magnifique rose noir.

Une écharpe épaisse en laine noir que je pense tricoté main, je n'ai put m'empêcher de penser à Bill, ma silhouette mystérieuse. Un sourire niais est resté scotcher sur mes lèvres durant toute la journée. Je l'ai cherché, arpenté les couloirs, tous les endroits possibles et imaginables de cet hôpital afin de le trouver mais mes efforts ont été vains.

En ce moment je suis étendu sur mon sofa et j'observe cette belle rose en pleurant...Oui je pleurs encore et toujours des larmes mais comment les arrêter de couler le long de mes joues? Je repense à ma jeunesse, l'époque où je prenais du bon temps dans le jardin de ma grand mère. J'inspire le doux parfum de cette rose et il me fait repenser à elle... Le jardin de ma grand mère, les roses de ma grand mère, la teinte qu'elle ajoutait à l'eau dont elle les arrosaient...De magnifique roses noires pour la plus jolie des fleurs. Je l'ai toujours aimé ma Gand mère Rose,c'était une femme douce, aimante, affectueuse et sévère juste se qu'il faut. L'un des deux amours de ma vie, bien entendu le premier était ma mère. On se rend toujours compte à quel point les gens comptent pour nous lorsqu'ils disparaissent...

L'écharpe noir n'a pas quitté mon cou depuis ce matin mais le fait de n'avoir pas retrouvé son créateur m'a quelque peu déçus. Je ferme lentement les yeux et m'enivre de son odeur. Mon parfum mélangé à un autre, c'est assez surprenant mais pas repoussant. Touché? Oui je le suis par ce geste venu du plus profond du coeur d'un homme pour lequel je ne suis rien."L'hiver Allemand est rude"...aussi froid que mon coeur. Je l'avoue je suis seul parce que je l'ai choisi mais suis-je vraiment fait pour cela?

Le cadran de mon lecteur DVD indique 01h00 et ce peu de lumière m'aveugle, mes larmes ont disparu et le sommeil me gagne au fur et à mesure que les minutes défilent. On ne peut pas savoir de quoi demain sera fait mais je pris tellement fort pour qu'il soit ensoleillé dû moins dans mon coeur. Je me brosse les dents et glisse le livre de pirates que j'ai promis au petit Axel dans mon sac. La tièdeur de mes draps m'apaise et ma peine qui rugissait comme une bête féroce prisonnière de mon âme cesse de me tourmenter. Peu à peu je sombre dans un demi sommeil emplit d'un délicat parfum de rose.


Partie 2:

Axel est surexité aujourd'hui. Lorsque je rentre dans sa chambre, il est déjà assis un grand sourire sur son visage et les yeux pétillant de malice. Je lui rend son beau sourire et comme chaque matin je vais ouvrir sa petite fenêtre. Je le regarde faisant mine de rien et le soigne comme chaque matin. Je peux lire sur son visage qu'il s'impatience; bientôt il se tortille et fini par me raconter qu'il a vu Will ce matin. Avant que je n'ai pu lui demander l'identité de cette personne, il ajoute qu'il a plein de secret mais qu'il n'a pas le droit de me le dire car ce sont ses secrets et ceux de Will.

Fière de lui, le petit me fixe attendant que je reponde. Sans rien ajouter je vais chercher sur la petite console près de l'entrée le cadeau que je lui avait promis. Lorsque je lui tend le paquet, Axel ouvre grand ses petits yeux et déchire lentement le papier d'embalage. Son visage rayonnant me prouve qu'il a apprécié, il ouvre la première page lorsque je le quitte le coeur remplit d'une douce caresse pour poursuivre ma journée.

Hannah est d'humeur bavarde aujourd'hui et me fait part de sa soirée de la veille. Un rendez-vous galant...je souris en l'observant encore toute exitée de sa soirée. Elle a diné dans un resto chic après une séance de cinéma puis est aller danser dans la boîte la plus branché de Berlin. Nous discutons longuement car ma journée est terminée et que je n'ai personne qui m'attend chez moi. Je lui raconte ma journée et elle la sienne, mais lorsque je m'apprêtais à avaler ma seconde gorgée de café je manque de m'étouffer avec. Là dans le petit jardin, ma silhouette sombre assise sur ce beau manteau blanc. Je m'excuse auprès d'Hannah et me dirige à grandes enjambées vers elle. Enfin je te retrouve ma silhouette, une nouvelle fois dos à moi mais tellement belle...

- Tu l'as trouvé alors...Elle te plait?



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Bisous à toutes et Merci pour tout.

_Calamiity.*

# Posté le lundi 11 août 2008 11:28

Modifié le vendredi 14 novembre 2008 14:15

Chapitre 5

Chapitre 5
Partie 1:

- Tu l'as trouvé alors...Elle te plait?

Je sursaute à l'entente de cette voix, sa voix... Je reste cloué au sol, estomaqué. Comment a-t-il deviné qu'il s'agissait de moi? Je le fixe depuis bien deux minutes et fini tout de même par lui repondre quelque peu géné.

- Euh...Oui c'est... très gentil de ta part. Elle me plait beaucoup même.

Je m'installe à ses côtés un sourire crispé sur mes lèvres. Bill est toujours couvert de son long manteau noir de jais tout comme sa longue chevelure qui lui retombe sur le visage. Son écharpe lui remonte jusqu'au nez et une légère brûme en ressort au rythme de ses expirations.
- Tant mieux, finit-il par dire en scrutant mon visage de ses yeux bruns, tu sais les Hivers Allemands sont rudes.

Ses yeux pétillent et me font penser qu'il me sourit. Il est vraiment étrange, mais ses yeux sont beaux et me font penser que c'est quelqu'un de beau, interieurement je veux dire.. Il a quelque chose de triste mais de tellement doux dans le regard, il me trouble. Comme la fois dernière nous restons un moment les yeux fixés sur l'horizon, le silence simplement troublé par le bruit de nos respirations. Je ne sais pas depuis combien de temps nous sommes assis là dans ce petit jardin mais la neige à recommencé à tomber. Je souris, oui un sourire franc et sincère, un sourire heureux. Je m'allonge lentement les bras derrière la tête, mes dreadlocks trainent dans la couche blanchâtre qu'ont formés les flocons. Je tire la langue et goûte aux critaux glacés qui dégringolent du ciel, j'aime cette sensation de fraicheur sur mes papilles et mon palet. Le rire de Bill me fait lentement relever le visage, il me regarde en riant. C'est la première fois que je l'entend rire...C'est agréable alors je souris aussi.

- Tu devrais essayer tu sais... Ce n'est pas désagréable, lui dis-je un sourire encore placardé sur mes lèvres.

Il rigole toujours et se lève, les bras tenduent vers le ciel il tourne, il tourne encore et encore. Son rire emplit le petit jardinet et moi dans tout ça? Je ris également en le regardant, ça fait tellement lontemps que je n'ai pas autant ris que j'en ai mal aux joues. Il finit par se laisser tomber lourdement un peu plus loin et se mouve dans la neige. Après quelques minutes, il se redresse il à l'air satisfait de lui. Ses yeux remplis d'étoiles me fixent, il à l'air heureux...Je crois...Son regard se décroche du miens et après un dernier coup d'oeil vers l'horizon il part... Je suis troublé, oui troublé par sa main qui vient d'éfleurer mon épaule lorsqu'il est passé tout près de moi.

- Au revoir Tom !

Je me retourne et il est déjà parti. Tout un tas de questions flottent dans ma tête. Vais-je le revoir un jour? Un au revoir n'est pas un à bientôt. Oui j'ai envie de le revoir, je me sent tellement bien lorsqu'il est là à mes côtés tout simplement. J'oubli tout mes soucis et je me sent simplement légé aussi légé que l'un de ces magnifique flocon de neige. Ce n'est que lorsque je me met à trembler que je décide qu'il est temps pour moi de rentrer et d'affronter le chahut des transports en commun, de quitter cette bulle de tranquillité. Je part alors un sourire sur le visage avec pour souvenir un ange, un ange tracé dans la neige par le corps de ma silhouette. Un ange que j'aime à appeler Bill.

Partie 2:

Allongé dans mes draps de coton je réfléchis à ma situation. La jolie rose noire fait des torsades entre mes doigts, elle à l'air de danser, d'onduler sous mes intentions, un long soupire m'échappe. Je repense à Bill, il est tellement mysterieux que s'en est attirant. Puis je un jour tomber amoureux d'un homme qui en plus de m'être totalement inconnu n'est pas tout à fait net? Je ne sais pas d'où il vient ni se qu'il vient faire dans ce foutu hôpital.

Moi et les histoires d'amour ça fait deux voire quatre. Je pense que je ne suis pas fait pour ça, je n'aime pas l'amour et l'amour ne m'aime pas et je me contente bien de ça. Oui je ne suis pas un tombeur, le plus souvent lorsque je m'attache à quelqu'un je me retrouve face à un mur, un nouveau refus, à nouveau mon coeur est brisé mais la vie continue. J'ai en quelque sorte fait un pacte avec moi même et je me refuse tout espoir de trouver quelqu'un pour le moment.

Seul je ne suis pas si mal...Mais je me ment, ce n'est pas vrai j'ai vraiment besoin de quelqu'un dans ma vie, une personne sur qui je pourrais compter, une personne qui prendra soin de moi et qui sans même dire mot pourra m'apaiser. Le pire dans tout cela? Et bien la seule personne en qui je pense pouvoir trouver ces qualitées est ma silhouette. Je me sent enfin serein en sa présence, il m'apaise, mon coeur est plus lègé.

Je soupire encore plus fortement que la dernière fois. Les yeux clos, allongé sur le dos les bras en croix je pense. Un sourire vient se placarder sur mon visage lorsque je revois Bill dans la neige. Les yeux pétillants, s'extasiant sur chaque flocons...Et l'ange...Oui mon ange. Il faut vraiment que je le vois, que je le retrouve. Lorsque je me résigne à m'avouer que je ne trouverais pas le sommeil cette nuit, je me lève et m'habille. Je nourris le chat qui miaule depuis maintenant dix minutes puis enfile ma paire de basket après avoir passé mon blouson. Le froid extérieur vient me glacer les os, c'est un froid sec et vicieux. Noël approche et de petites lumières clignotent gentillement sur les battisses du quartier. Ne pouvant pas dormir j'ai décidé de retourner à l'hôpital afin de me rendre utile.

Dans le métro c'est le désert, la rame est totalement vide et calme. Ma tête repose sur l'une des fenêtres et je me retrouve bien vite dans les rues Berlinoises. Je passe ma tenu de travail et décide d'aller voir si tous mes patients vont pour le mieux. Je salue quelques collègues au passage, ils ont l'air surpris de me trouver ici à une heure pareil ayant travaillé de jour. Lorsque j'entre dans la chambre de Axel j'ai tout d'abord un mouvement de recule. Bill est là, dans un fauteuil près du petit garçon. Ils se tiennent la main, tous deux profondément endormi. Je fini par comprendre que la personne du nom de Will dont me parlait Axel n'est autre que Bill ma silhouette. Willem, c'est donc ça ton secret... Tu n'es pas qu'un simple visiteur mystère, mais aussi l'un de mes patients.
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Voilà pour la deuxième partie de mon 5ème Chapitre
De nouveaux éléments qui vous aiderons à comprendre je l'espère.
J'espère que ça vous plait.

=)


Bisous à toutes et Merci pour tout.


_Calamiity.*

# Posté le vendredi 28 novembre 2008 04:04

Modifié le samedi 13 décembre 2008 18:10

Chapitre 6

Chapitre 6
Partie 1:

Je soupire longuement, une douleur c'est logée au niveau de mes tempes depuis maintenant dix minutes. Willem n'est autre que Bill, mais que fait-il ici? Je veux dire dans ce service, pourquoi une chambre à son nom? Je suis encore dans l'entrebaillement de la porte et je les regarde dormir paisiblement. Je recouvre doucement Axel de sa couette et repose son ours en peluche tombé par terre entre ses deux petits bras.

Bill lui est toujours emmitouflé dans son long manteau noir, et son écharpe le recouvre jusqu'au nez. Pourquoi? la température est douce pourtant, je dirais qu'il fait même chaud dans la pièce... Je m'approche lentement de lui et effleure ses cheveux du bout de mes doigts. Il l'air de dormir pronfondement... mes doigts descendent le long de sa joue pour arriver au bord de l'épaisse écharpe de laine. Je souffle un coup et jete un regard dans la direction de Axel puis de Bill en attendant le moindre mouvement. Rien... le stress s'empare de moi, que dira-t-il s'il me voit l'observer ainsi? J'ai comme l'impression que je vais violer son intimité...

Encore un souffle histoire de me donner du courage et j'abaisse lentement cette barrière qui m'empêche de le détailler entièrement. J'ai les yeux fermés et les mains moites. Lorsque je me décide a le regarder j'ai un mouvement de recule. Je n'en crois pas mes yeux, sérieusement, je suis sur le cul si je peux m'exprimer ainsi... Un si joli visage ravagé... J'en ai les larmes aux yeux. Soudain je sent le regard de Bill posé sur moi, je lis dans ses yeux de la surprise mais surtout de la terreur. Pris de panique j'ôte rapidement mes mains de sur lui et sors en courant de la pièce.

Dehors il fait au minimum moins dix degrés et moi je suis assis en tailleur au milieu des flocons blanc. J'ai la tête entre mes mains et je parle tout seul... Je suis fou je crois. Je m'insulte seul au beau milieu de la nuit par un froid sibérien... Je crois que j'ai merdé, encore une fois... Je sais pas la curiosité me pousse à faire des choses que je regrette par la suite car tôt ou tard cela me retombe dessus. Le pire dans tout ça? Je n'ai pas réussi à étancher ma soif de savoir... Comment c'est-il fait cela? Pourquoi? Je rentre dans l'hôpital en trainant des pieds et salut rapidement Hannah d'un geste de la main. Après une bonne douche chaude je vais à mon casier me changer. La tête contre la porte en métal je ferme les yeux et tente d'assimiler toutes les informations que j'ai engrangé durant cette courte période de ma journée. Un petit papier jaune trône sur l'ouverture et je dois dire que ça me laisse perplexe...Pourquoi tant de mystère Bill ou devrais-je dire Willem?

"J'espère que le spectacle t'a plu..."


Partie 2:

Axel adopte un air boudeur aujourd'hui, quelque chose le contrarie ou plutôt devrais je dire quelqu'un... C'est à peine s'il me regarde et est plus rétissant que d'habitude à me laisser faire ses soins.

- Tu sais Axel je...tu connais Bill depuis lontemps ou Willem devrais-je dire?
- Tu n'as pas le droit de prononcer son prénom! me cria-t-il.

Je relève un sourcil, reste bouche bée devant la réaction du petit homme avec lequel je m'entend si bien ordinairement...Le regard qu'il me lance ne pourrait pas être plus noir qu'il ne l'est déjà. Encore un soupire, un de plus dans ma vie de râté... Oui je me compare à un râté, pas au niveau professionel car mon métier je l'aime même s'il me pèse très souvent...mais au niveau affectif, sentimental, relationnel, enfin un truc du genre... A cet instant je pourrai comparer mon coeur à une éponge, oui j'emmagasine tout un tas de sentiments et de sensations aussi mauvaises soient-elles et je sais que malheureusement la capacité de cette éponge n'est pas énorme...Tout va bien finir par déborder. Axel ne m'adresse plus la parole tout au long de ses soins alors je fais de même. Que lui dire? Ce gosse a 6ans et semble plus apte à comprendre les autres que moi...Je sais je n'aurais pas dû laisser ma curiosité me pousser à violer l'intimité de ma silhouette mais comme toujours c'est plus fort que moi, je ne controle plus mes actes... En sortant de la pièce je remarque que le livre que j'avais offert au petit bonhomme se trouve dans la corbeille à papier et ,après un regard triste vers celui-ci, je sors de cette chambre devenue trop étouffante à mes yeux...

Pour moi le fait qu'il ai placé, delaissé, balancé, ce bouquin dans la corbeille signifie beaucoup plus que ça. Un climat de confiance c'était installé entre lui et moi, j'ai tout fichu en l'air...Le livre c'est comme s'il s'agissait de moi, il m'a jeté aux ordures comme un vulgaire déchet et je dois admettre que cela me fait un pincement au coeur. Je m'y suis attaché à ce petit être, le tout premier patient que j'ai eu dans ce batiment... Le tout premier qui à sut me mettre à l'aise avec ses questions d'enfant, questions d'enfant certes mais tellement pertinantes...

Le bruit de la sonnette provenant de sa chambre me tire de mes lamentations intierieures. J'accours dans la chambre de Axel et le vois la main crispée au bouton. Je m'approche avec hâte de lui, il me regarde dans les yeux d'un air affolé et moi je ne sais pas quoi faire. Je lui demande s'il a mal quelque part il ne me repond pas, aucun sons ne passent la barrière de ses lèvres, j'angoisse. Ici c'est moi le plus qualifié mais aussi celui qui stress le plus dans ce genre de situation. Je l'observe et attend une réaction me montrant se qu'il attend de moi et se n'est que lorsqu'il parvient à placer de ses mains sur sa gorge que je comprend. Je fais les gros yeux et cours chercher se dont j'ai besoin. Je reviens à ses côtés et entreprend alors d'introduire ce tube dans sa gorge une fois que je l'ai eu allongé bien à plat. Je panique, le tuyaux ne passe pas, mes mains tremblent et mes yeux s'embuent. Il ne me reste plus qu'une solution...

Je sors nerveusement le scalpel de la poche de ma veste ainsi qu'un stylo bille. Les mains moitent, je bloque Axel afin qu'il ne bouge pas et lui murmure des mots réconfortants car à la vue de l'outil tranchant il avait commencé à se débattre encore plus. Finalement il ne bouge plus et suffoque en silence en attendant que je daigne faire le moindre mouvement. J'ai appelé de l'aide mais mes collègues sont pris par de lourdes interventions et personne ne peux venir me soutenir. Je souffle un bon coup et crispe mes doigts sur l'outil pendant que mon autre main passe sur ses cheveux pour l'apaiser. En deux secondes tout était fini, le scalpel avait fait son devoir et mon stylo bille bleu servait à présent de canule respiratoire. Je pleurs oui encore mais de joie cette fois ci, j'ai cru le perdre et ça jamais je ne me le serais pardonné... L'intervention qui a suivit c'est bien déroulée, tout est recousu et une sonde respiratoire à pris le relais le temps qu'il se remette.

Après une heure d'attente afin que je reprenne contenance, Axel se réveille. Je le rassure comme je peux, il est terrorisé voire traumatisé par les évènements. Je lui explique donc tranquillement qu'il ne peut pas parler pour le moment et qu'il va bien, que ce n'était juste qu'un choque allergique aux nouveaux produits de soin et que bien entendu je passerai dans les heures qui vont venir pour le débarasser de ce tube plus que gênant. Je le vois porter sa petite main à sa gorge anxieusement et je m'empresse de la prendre dans la mienne.

- Tout est recousu, tu sais que je suis fière de toi? Tu peux être fière de toi tu as été courageux.

Je peux lire dans ses yeux un sourire et je dois dire qu'il me rebooste. L'heure d'après je suis repassé lui ôter sa sonde. Il dort paisiblement tel un ange et moi je ne peux m'empêcher de sourire. Je sors de la pièce après avoir ôté et déposé le livre qui était dans la corbeille sur sa petite table de chevet. Maintenant j'attend, oui j'attend la suite des évènements parce que comme le disait toujours ma grand mère:

Une galère n'arrive jamais seule



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Bonjour à toutes,
( Oui il est 3h30 du matin --' )
Voilà la suite de ce Chapitre =)
En espérant qu'il convient toujours
J'ai prévenu EXCEPTIONNELLEMENT toutes celles qui ont commenté la première partie =)
Petit cadeau de Noël =).


IMPORTANT: Je ne préviens PLUS
Car c'est énormement de travail et que peu de gens commentent...
Je posterai une fois minimum dans la semaine voilà voilà =)



Merci à toutes. Bisous et Je vous Souhaite de Bonnes Fêtes de fin d'Année =)


Calamiity.*

# Posté le vendredi 19 décembre 2008 09:39

Modifié le jeudi 25 décembre 2008 06:47

Chapitre 7

Chapitre 7


Partie 1:

Plongé dans le noir, je me demande comment aurait été ma vie sans tous ces évènements tragiques. Mes doigts glissent le long des cordes d'où s'échappe à présent une douce mélodie. Les yeux fermés je laisse le son me permettre de m'évader. Ces derniers jours n'ont pas été de tout repos, ma tête bouillonne de milles questions qui ne trouvent malheureusement pas de réponses. Je me sent vide et je suis en manque... non pas de drogue mais d'affection, de sexe, de tendresse, d'un LUI et d' ELLES... Au final tout ça n'est qu' addiction et je pourrais considérer que c'est une drogue, la drogue d'un être sans attaches que personne ne retient mais qui est beaucoup trop lâche pour fuir. J'espère, oui j'espère secrètement qu'un jour tout ira mieux.

Le dernier accord de la chanson que je jouais résonne dans la pièce et je me contrôle tant que je peux pour ne pas lancer l'instrument contre un mur. Violent? Oui je le suis parfois lorsque je me sent au bout du rouleau... Je
dépose délicatement la première guitare que m'avait offert ma mère sur son socle et me traine jusque dans la douche. Le thermostat est réglé sur quarante degrés et je plonge la tête la première sous le jet. Les gouttelettes brûlent ma peau et moi je me sent bien. Les images de Bill me reviennent en tête lorsque mes paupières se ferment. Je n'aurais jamais dû... Mais cet être gâché par cette triste marque que lui a offert la vie m'intrigue... Pourtant il est beau, malgré elle il est beau, dans son coeur il est beau, son corps l'est aussi et cette marque fait partie de lui... Elle ne peut qu'être belle à mes yeux. De l'attirance? Oui j'en ressent mais qu' y a-t-il de mal à être attiré par quelqu'un d'aussi intrigant que lui?... Ce garçon est un aimant, une fois qu'on y pose les yeux, une fois que notre route croise la sienne on ne peut pas s'en détourner.

Assis dans mon sofa la télécommande à la main, je me gave de mousse de marrons. Chacun ses pêchés mignon...ou pas parce que je dois dire bonjour l'aspect de ce délice. Je change de chaîne toutes les secondes et ne trouve aucun programme accrocheur. Mon chat vient se blottir sur mes genoux et me berce de ses petits ronronnement. C'est mon compagnon de naufrage, sans lui je pense que je serais vraiment seul au monde... C'est triste à dire mais oui je n'ai pour compagnie qu'un petit chat noir... il faut vraiment que je parle avec Bill...


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Coucou voilà la première partie du Chapitre 7
Comme pour le Chapitre 6 la première partie est assez courte
J'en suis désolé mais la suite sera plus conséquente.

J'aimerais si c'est possible des commentaires réfléchis et vos avis vraiment ça compte pour moi...

Bisous et Merci à Toutes =)

Bonne Année en Avance, plein de Bonnes choses.


Calamiity .*

# Posté le mardi 30 décembre 2008 14:18

Modifié le mardi 30 décembre 2008 14:31